Plastie des cuisses

Introduction

La peau de la face interne des cuisses manque souvent d’élasticité et de fermeté, ce qui peut conduire à la formation de plis disgracieux. S’il existe en plus un excès de graisse, ces plis deviennent des bourrelets qui, outre le problème esthétique, posent un problème fonctionnel à cause des frottements lors de la marche.

Un lifting de la face interne des cuisses peut être une solution. Il permet d’ôter l’excès cutané et de retendre la peau de la face interne des cuisses. Il est souvent associé à une lipoaspiration pour réduire l’excès graisseux présent à ce niveau.

Principes

Comme la lipoaspiration, le lifting des cuisses ne remplace en aucun cas un régime alimentaire. Lorsqu’il existe une surcharge pondérale importante, il est préférable de corriger celle-ci avant l’intervention de manière à permettre l’obtention d’un bon résultat tout en réduisant les risques chirurgicaux.

Dans certains cas, une intervention de l’assurance maladie-invalidité peut être obtenue pour l’exérèse cutanée. C’est le cas chez certains patients ayant perdu énormément de poids suite à un régime ou à une chirurgie bariatrique (by-pass, gastroplastie). La lipoaspiration, par contre, n’est jamais prise en charge par l’assurance maladie-invalidité.

Avant l’intervention

Huit jours avant l’intervention, il est recommandé d’éviter l’aspirine et les médicaments anti-inflammatoires qui augmentent les risques de saignement. De même, il est préférable d’arrêter de fumer, car le tabac ralentit la cicatrisation et augmente les risques de complication. La pilule contraceptive augmente le risque de thrombophlébite postopératoire et il est donc préférable de stopper ce type de contraception un mois avant l’intervention.

Une consultation préopératoire chez l’anesthésiste est le plus souvent nécessaire. Eventuellement, une prise de sang est réalisée.

On demande de ne rien boire ni manger durant six heures avant l’intervention. 

Une douche désinfectante à l’isobétadine savon est recommandée le soir et le matin avant l’intervention.

Le chirurgien prend des photos préopératoires. Celles-ci permettront de comparer  la situation de départ avec le résultat postopératoire et d’apprécier l’amélioration obtenue .

Intervention

Anesthésie: l’intervention est réalisée sous anesthésie générale.

Hospitalisation: Le lifting des cuisses nécessite une hospitalisation de 1 à 4 jours.

Durée de l’intervention: l’intervention dure entre une heure trente et 3 heures en fonction de l’importance de l’excès cutané et graisseux .

Technique:  La peau est incisée à l’intérieur des cuisses, le plus souvent horizontalement, depuis le pli de l’aine en avant  jusqu’au pli fessier en arrière. Parfois, si l’excès de peau et le relâchement cutané sont très importants, une incision verticale le long de la face interne de la cuisse est nécessaire. Une lipoaspiration permet d’enlever la graisse en excès et de décoller la peau afin de pouvoir ensuite la retendre . On résèque la peau en trop et on referme les incisions.

Pansements: après l’intervention, des pansements et une gaine de maintien sont mis en place.

Apres l’intervention

Des pansements sont laissés sur les cicatrices jusqu’à l’enlèvement des fils de suture, deux semaines après l’intervention. La gaine de soutien doit être portée 24 heures sur 24 durant six semaines.

La position assise est difficile pendant quelques jours en raison de la traction qu’elle exerce sur les cicatrices.

L’activité sportive, la reprise du travail et les efforts importants sont interdits durant 2 à 6 semaines en fonction de l’importance de l’intervention.

Les cicatrices, rosées au début, pâlissent normalement progressivement au cours des mois suivant l’ intervention.

Des séances de LPG (endermologie) peuvent aider à améliorer l’aspect de la cicatrice et à éliminer les gonflements postopératoires.

Resultat

Les zones opérées restent gonflées durant six semaines à trois mois après l’intervention. Le résultat définitif n’est donc visible qu’après ce délai. La peau est retendue, les éventuels plis cutanés ou les bourrelets ont disparu.

En ce qui concerne les cicatrices, elles n’atteignent leur aspect définitif qu’un an ou deux après l’intervention. Elles ne disparaissent jamais complètement et ont souvent tendance à descendre un peu, ce qui fait que même si l’incision est faite le long de la ligne de l’élastique du slip, les cicatrices se retrouvent alors plus bas, et sont visibles en sous-vêtements.

L’intervention apporte non seulement  une amélioration esthétique des cuisses mais aussi une amélioration fonctionnelle en terme de confort.

Imperfections de resultat

Certaines imperfections peuvent persister après un lifting des cuisses, et doivent parfois faire l’objet d’une petite correction ultérieure :

  • Cicatrice inesthétique, rouge, adhérente ou élargie
  • Irrégularités dues à la lipoaspiration

Une « retouche » chirurgicale peut alors être proposée. Elle se passe en général sous anesthésie locale et sans hospitalisation. On attend en général trois mois après l’intervention pour réaliser ces retouches car la plupart des imperfections s’améliorent spontanément endéans ce délai.

Comme signalé plus haut, les cicatrices ont tendance à descendre un peu sous l’effet de la gravité et se retrouvent plus bas que souhaité. En même temps, la peau, qui est tendue au maximum juste après l’intervention, a tendance à se relâcher quelque peu dans les semaines suivant l’opération. C’est pourquoi la plastie de cuisse est indiquée en cas d’excès de peau important, et non pas en cas de léger relâchement cutané.

Complications eventuelles

En pratique, la majorité des plasties de cuisses réalisées dans les règles se déroulent sans incident et les patients sont satisfaits du résultat obtenu. Les complications sont rares. Elles sont décrites ci-dessous:

  • Complications de l’anesthésie: elles sont très rares car les interventions de chirurgie plastique sont de manière générale planifiées à l’avance, dans un bloc opératoire répondant aux normes de sécurité, en présence d’un anesthésiste qualifié, et surtout, sur des patients en bonne santé. Le risque est donc largement inférieur à celui lié à une intervention urgente ou sur un patient malade.
  • Une thrombophlébite des membres inférieurs survient rarement, car des précautions maximales sont prises pour ce genre d’intervention : lever précoce, injections d’anticoagulants postopératoires, port de bas antistase, éventuellement bottes gonflables peropératoires. L’arrêt préopératoire du tabac et de la pilule permettent de réduire le risque de thrombophlébite postopératoire.
  • Une infection peut survenir et est en général traitée par des antibiotiques. Parfois, elle peut conduire à une ouverture de la cicatrice et à un résultat moins favorable. Pour diminuer ce risque, des antibiotiques sont administrés en début d’intervention. Etant donné la localisation particulière des incisions, dans un endroit facilement contaminé et sujet à la macération, il est recommandé d’effectuer une toilette soigneuse de toute la région avant l’intervention (douche à l’isobétadine savon) et bien sûr de veiller à une hygiène parfaite tant que les cicatrices ne sont pas complètement refermées.
  • Un saignement postopératoire est très rare. Il peut parfois conduire à une réintervention pour arrêter le saignement ou évacuer l’hématome.
  • Sérome. Parfois, du liquide peut s’accumuler sous la peau qui a été décollée, et doit être ponctionné à l’aide d’une seringue et d’une aiguille. La manœuvre est indolore, car la peau décollée est en général insensible.
  • Un retard de cicatrisation, avec réouverture de la cicatrice, nécessitant des soins locaux prolongés (pansements par une infirmière  à domicile), voire une nécrose cutanée, surviennent plus fréquemment chez les fumeurs, lorsque la tension sur la peau est importante, ou chez certaines personnes aux facultés de cicatrisation réduites (diabétiques par exemple)
  • Une perte de sensibilité de la peau au-dessous de la cicatrice, plus ou moins étendue, n’est pas à proprement parler une complication, car elle est inévitable. Heureusement, dans la plupart des cas, la zone insensible se réduit progressivement au cours du temps et reste en général limitée à la région juste au-dessous de la cicatrice.

Ces complications, heureusement rares, seront prises en charge par votre chirurgien. Un chirurgien spécialiste en chirurgie plastique, esthétique et reconstructrice a bénéficié d’une formation et a une expérience qui lui permettent de traiter les complications éventuelles pour restaurer dans la mesure du possible le résultat esthétique espéré.

Conclusion

Le lifting des cuisses permet de corriger le relâchement de la peau, les plis et les bourrelets de la face interne des cuisses. Elle permet  non seulement une amélioration esthétique, mais aussi un soulagement fonctionnel puisque le frottement des cuisses lors de la marche est atténué.

Lisez bien cette brochure et n’hésitez pas à reprendre contact avec votre chirurgien en cas de question éventuelle.

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