Lipoaspiration

Introduction

La lipoaspiration consiste à aspirer des excès graisseux localisés dans certaines régions du corps à l’aide de fines canules introduites sous la peau par de très petites incisions. Les régions du corps qui peuvent être traitées de cette manière sont : les cuisses, les genoux, l’abdomen, les flancs, le dos, le menton. Il s’agit de corriger des excès bien localisés et non pas de remplacer une cure d’amaigrissement. En général, les excès graisseux en question ne partent pas ou alors très difficilement avec un régime ou de l’exercice physique. C’est pourquoi une lipoaspiration peut alors être proposée.

Principes

Une lipoaspiration est une intervention chirurgicale et doit donc être réalisée par un chirurgien spécialisé et dans un bloc opératoire adapté . Depuis 2013, la loi belge n’autorise plus n’importe quel médecin non qualifié à pratiquer ce type d’intervention.

Une lipoaspiration ne constitue en aucun cas une alternative à un régime diététique. Lorsqu’il existe une surcharge pondérale importante, il est préférable de corriger celle-ci avant l’intervention de manière à permettre l’obtention d’un bon résultat tout en réduisant les risques chirurgicaux.

La lipoaspiration n’est jamais prise en charge par l’assurance maladie-invalidité.

Avant l’intervention

Huit jours avant l’intervention, il est recommandé d’éviter l’aspirine et les médicaments antiinflammatoires qui augmentent les risques de saignement. De même, il est préférable d’arrêter de fumer, car le tabac ralentit la cicatrisation et augmente les risques de complication.

Une consultation préopératoire chez l’anesthésiste est le plus souvent nécessaire. Si nécessaire, une prise de sang est réalisée.

Si une anesthésie générale est prévue, on demande de ne rien boire ni manger durant six heures avant l’intervention. 

Le chirurgien prend des photos préopératoires. Celles-ci permettront de comparer  la situation de départ avec le résultat postopératoire et d’apprécier l’amélioration obtenue.

Intervention

En fonction du nombre de zones à traiter et de leur étendue, on choisira soit une anesthésie locale, soit une anesthésie péridurale (comme pour un accouchement), ou encore une anesthésie générale.

L’intervention se pratique habituellement en hospitalisation de jour.

L’intervention dure de 30 minutes à 3 heures en fonction de l’importance de l’excès graisseux .

En pratique, des petites incisions sont réalisées, si possible dans des endroits discrets (ombilic, plis sous les fesses, aines), et de fines canules sont introduites sous la peau. Ces canules servent tout d’abord à injecter du liquide physiologique additionné d’adrénaline et d’anesthésique local (pour limiter le saignement et la douleur et pour faciliter l’aspiration), puis ensuite à aspirer la graisse en surplus.

Si la peau est très relâchée, la lipoaspiration devra être très prudente pour éviter la formation de plis ou d’irrégularités.

Apres l’intervention

De petits pansements sont appliqués sur les cicatrices jusqu’à l’enlèvement des fils de suture, une semaine après l’intervention.

La douleur est modérée, surtout présente lorsque l’on appuie sur les zones traitées (hématomes) par exemple lorsque l’on s’assied, se tourne dans le lit, s’habille…

Si la quantité de graisse aspirée est importante, une certaine fatigue ou faiblesse postopératoire peut persister durant quelques jours.

Un lipopanty (gaine compressive) est enfilé en fin d’intervention de manière à limiter les hématomes et le gonflement postopératoire. Il doit être porté pendant 6 semaines après l’intervention.

Malgré cette compression, les zones traitées portent en général des hématomes qui se résorbent après deux à trois semaines. Le gonflement disparait très progressivement, ce qui fait que le résultat final n’est en général visible que trois mois après l’intervention.

Des séances de LPG (endermologie) sont utiles pour accélérer la disparition de l’œdème postopératoire et améliorer le résultat. Les séances peuvent commencer après disparition des hématomes (3 semaines).

L’activité sportive peut reprendre dès que la sensibilité liée aux hématomes le permet.

L’exposition au soleil est déconseillée pendant six semaines après l’intervention.

Les cicatrices, rosées au début, pâlissent normalement progressivement au cours des mois suivant l’ intervention.

Resultat

Il est visible trois mois après l’intervention. Les surcharges graisseuses localisées ont diminué, la silhouette est corrigée, regalbée.

Les cellules graisseuses aspirées ne repoussent pas, mais il reste toujours d’autres cellules graisseuses qui peuvent se mettre à “gonfler” si le régime est déséquilibré et que le patient regrossit. C’est le cas notamment au niveau de l’abdomen. La graisse de la culotte de cheval et des cuisses, par contre, a moins tendance à revenir après une lipoaspiration.

Imperfections de resultat

Dans certains cas, de petites imperfections peuvent subsister après une lipoaspiration, surtout lorsque le volume de graisse enlevé est important.

Une petite « retouche » peut alors être proposée. Elle se passe en général sous anesthésie locale et sans hospitalisation. On attend en général trois mois après l’intervention pour réaliser ces retouches car la plupart des imperfections s’améliorent spontanément endéans ce délai.

Complications eventuelles

En pratique, la majorité des lipoaspirations réalisées dans les règles se déroulent sans incident et les patients sont satisfaits du résultat obtenu. Les complications sont rares. Elles sont décrites ci-dessous:

  • Complications de l’anesthésie: elles sont très rares car les interventions de chirurgie plastique sont de manière générale planifiées à l’avance, dans un bloc opératoire répondant aux normes de sécurité, en présence d’un anesthésiste qualifié, et surtout, sur des patients en bonne santé. Le risque est donc largement inférieur à celui lié à une intervention urgente ou sur un patient malade.   
  • Une thrombophlébite des membres inférieurs survient très rarement car de nombreuses précautions sont prises lors de ce genre d’intervention : lever précoce, injections éventuelles d’anticoagulants postopératoires, port de bas antistase, éventuellement bottes gonflables peropératoires. L’arrêt préopératoire du tabac et de la pilule permettent de réduire le risque de thrombophlébite postopératoire.
  • Une infection survient rarement et est en général traitée par des antibiotiques.
  • Un saignement postopératoire par une des petites cicatrices s’arrête rapidement grâce à une simple compression.
  • Les hématomes sont habituels après ce genre d’intervention et ne constituent donc pas une complication.
  • Une perte de sensibilité de la peau est toujours transitoire et récupère spontanément au cours des mois suivant l’intervention.
  • Une anémie, un état de faiblesse persistant (plusieurs semaines) peuvent se produire lorsqu’un volume de graisse très important a été aspiré.

Ces complications, heureusement rares, seront prises en charge par votre chirurgien. Un chirurgien spécialiste en chirurgie plastique, esthétique et reconstructrice a bénéficié d’une formation et a une expérience qui lui permettent de traiter les complications éventuelles pour restaurer dans la mesure du possible le résultat esthétique espéré.

Conclusion

La lipoaspiration permet de gommer les reliefs disgracieux des hanches, des cuisses, des genoux, de l’abdomen, du dos, et du menton. La silhouette est affinée et plus harmonieuse.

Lisez bien cette brochure et n’hésitez pas à reprendre contact avec votre chirurgien en cas de question éventuelle.

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