Lifting

Introduction

Un lifting facial ou cervicofacial est une intervention de rajeunissement destinée à corriger le relâchement des tissus au niveau du visage et du cou. On peut parfois y associer une blépharoplastie (correction des paupières), une lipoaspiration du cou, un lipofilling (injection de graisse) ou un lifting temporal (relèvement des sourcils).

Principes

Le but de l’intervention est de remonter les joues et de retendre l’angle cervico-mentonnier (entre le menton et le cou). Les cicatrices sont situées autour des oreilles, commençant devant les oreilles sous les cheveux de la tempe, puis continuant le long du bord antérieur de l’oreille, derrière le tragus (petite saillie cartilagineuse), puis devant le lobule de l’oreille, et remontant ensuite plus ou moins haut derrière l’oreille en fonction de l’excès de peau . Chez l’homme, les cicatrices sont toujours plus visibles car elles passent devant le tragus et sont difficiles à cacher derrière les oreilles et au niveau des tempes où les cheveux sont souvent plus courts.

L’ovale du visage est restauré, mais les fines ridules autour des yeux et de la bouche et les rides d’expression du front et des joues ne disparaissent pas. Pour traiter ces rides, il faut recourir à d’autres techniques comme les injections de produit relaxant musculaire et de produit de remplissage (filler) ou encore un traitement par laser.

Le but n’est pas de transformer le visage mais de lui rendre un aspect plus jeune. Avec l’âge, on observe non seulement une chute des tissus (bajoues, sillons naso-géniens) mais aussi une perte de volume au niveau des joues, sous les yeux, et au niveau des tempes. De plus en plus, on associe donc au lifting des injections de graisse qui permettent de restaurer les volumes perdus. La graisse est prélevée au niveau de l’abdomen, des cuisses ou de la face interne des genoux. Elle est ensuite préparée (rinçage, centrifugation) puis réinjectée là où cela est nécessaire afin que le visage retrouve ses courbes juvéniles (voir brochure “Lipofilling”).

Avant l’intervention

Huit jours avant l’intervention, il est recommandé d’éviter l’aspirine et les médicaments anti-inflammatoires qui augmentent les risques de saignement. De même, il est préférable d’arrêter de fumer, car le tabac ralentit la cicatrisation et augmente les risques de complication.

Une consultation préopératoire chez l’anesthésiste est le plus souvent nécessaire. Si nécessaire, une prise de sang est réalisée. On demande de ne rien boire ni manger durant six heures avant l’intervention. 

Il est recommandé de se laver soigneusement les cheveux et les oreilles le matin avant l’intervention ainsi que d’éviter d’appliquer de la crème ou du maquillage.

Le chirurgien prend des photos préopératoires. Celles-ci permettront de comparer  la situation de départ avec le résultat postopératoire et d’apprécier l’amélioration obtenue.

Intervention

Le plus souvent, l’intervention nécessite une anesthésie générale et est réalisée au cours d’une hospitalisation d’un jour ou d’un jour et une nuit. L’opération dure, en fonction du chirurgien et des éventuels gestes complémentaires associés (plastie des paupières, lipofilling,…), entre deux et cinq heures.

La peau est incisée suivant le tracé décrit précédemment et la peau est décollée plus ou moins loin vers l’avant et vers le cou en fonction du besoin. Des sutures sont ensuite placées sur le SMAS, c’est à dire sur les tissus musculaires et fibreux situés sous la peau, pour les remonter et les fixer. Ainsi, c’est sur ces tissus profonds très solides que s’effectuera la traction, tandis que la peau sera simplement redrapée par-dessus. L’excès de peau est excisé et les insisions sont suturées. Parfois, le décollement s’effectue sous le SMAS plutôt que sous la peau. Des gestes complémentaires sont associés si nécessaire: blépharoplastie, liposuccion du menton, lipofilling, etc.

Un pansement est placé autour de la tête.

Apres l’intervention

Les suites opératoires sont en général peu douloureuses. Des antidouleurs simples comme le paracétamol suffisent.

Le visage est souvent assez gonflé, et des hématomes sont visibles au niveau du visage et du cou. L’importance du gonflement et des hématomes dépend des patients mais aussi des éventuels gestes associés ( plus d’hématomes après plastie de paupières ou lipofilling).

Parfois, lorsque la peau est très fine, on peut voir de petites irrégularités sous la peau. Elles sont dûes aux fils de suture profonds et disparaissent spontanément après quelques semaines. Des massages ou draînages lymphatiques peuvent accélérer leur disparition.

Les hématomes se résorbent après une dizaine de jours tandis que le gonflement peut persister plusieurs semaines. Si tout va bien, il faut compter une dizaine de jours pour être montrable, et six semaines pour que les stigmates de l’intervention aient complètement disparu. Chez certaines personnes, cela peut même prendre trois mois.

Pour atténuer le gonflement et les hématomes, il est recommandé d’appliquer régulièrement de la glace sur le visage et de dormir en position semi-assise. Un pansement compressif peut aussi parfois être porté durant les premières semaines.

Après un lifting, les joues paraissent indurées et insensibles. Cela est normal et transitoire. Progressivement, la peau reprend sa souplesse et la sensibilité revient.

Resultat

Le résultat final est visible après six semaines à trois mois. L’ovale du visage est retendu, le visage parait plus jeune. A l’heure actuelle, on évite les interventions extrêmes où le visage est figé et on préfère un résultat naturel.

Progressivement le vieillissement reprend son cours et un second lifting peut être nécessaire quelques années plus tard. En fonction des habitudes de vie (tabac, soleil, stress…), de l’importance de l’intervention, et de la qualité de peau, le résultat dure entre cinq et dix ans en moyenne.

Imperfections de resultat

Le plus souvent, le résultat est très satisfaisant mais il existe certaines limites à ce qu’il est possible de corriger.

De petites irrégularités peuvent parfois persister plusieurs mois.

Le cou est une zone très délicate à traiter, et le relâchement du cou peut parfois être moins bien corrigé que celui du visage, ou encore il peut récidiver plus rapidement.

Les cicatrices peuvent parfois rester trop visibles, trop rouges, voire s’épaissir ou s’élargir à certains endroits.

Si du lipofilling a été réalisé, il peut arriver que la graisse injectée n’ait pas pris partout de la même façon, ce qui peut entrainer de légères asymétries.

Si nécessaire, de petites retouches peuvent être nécessaires pour améliorer un résultat jugé imparfait.

Complications Eventuelles

En pratique, la majorité des liftings réalisés dans les règles se déroulent sans incident et les patients sont satisfaits du résultat obtenu. Les complications sont rares. Elles sont décrites ci-dessous:

  • Complications de l’anesthésie: elles sont très rares car les interventions de chirurgie plastique sont de manière générale planifiées à l’avance, dans un bloc opératoire répondant aux normes de sécurité, en présence d’un anesthésiste qualifié, et surtout, sur des patients en bonne santé. Le risque est donc largement inférieur à celui lié à une intervention urgente ou sur un patient malade.
  • Hématome: un saignement postopératoire est une complication rare qui se produit dans les heures ou les premiers jours après l’intervention. C’est pourquoi il est conseillé d’arrêter tout traitement ayant un effet anticoagulant (aspirine, anti-inflammatoire) huit jours avant l’intervention. Si vous avez déjà eu des saignements anormaux lors d’une intervention plus ancienne ou lors de vos règles, il faut prévenir votre chirurgien pour que votre coagulation puisse être contrôlée à l’avance et qu’un traitement préventif vous soit, le cas échéant, administré avant l’intervention.
  • Infection: rare après ce type d’intervention. Si nécessaire, elle peut être traitée par un traitement antibiotique.
  • Anomalies de la cicatrisation: il arrive que les cicatrices soient moins discrètes qu’espéré. Si nécessaire, des cicatrices disgracieuses peuvent être corrigées ultérieurement.
  • Retard de cicatrisation: il arrive que les cicatrices tardent à se refermer complètement. Le tabac augmentant ce risque, il est recommandé d’arrêter de fumer un mois avant l’intervention.
  • Nécrose cutanée: très rarement, une petite zone de nécrose cutanée peut apparaitre. Ceci entraine une cicatrisation ralentie et des cicatrices inesthétiques. Le risque est nettement accru chez les fumeurs. C’est pourquoi on recommande d’arrêter de fumer au moins un mois avant l’intervention, et on privilégie les mini-liftings ( avec un décollement cutané plus limité) chez les fumeurs.
  • Lésions nerveuses: très rarement, une petite branche du nerf facial peut être abîmée, étirée ou comprimée lors de l’intervention, ce qui entraîne une diminution de mobilité des muscles contrôlés par cette branche nerveuse. Cette complication est heureusement pratiquement toujours temporaire et le nerf lésé récupère après quelques mois.

Ces complications, heureusement rares, seront prises en charge par votre chirurgien. Un chirurgien spécialiste en chirurgie plastique, esthétique et reconstructrice a bénéficié d’une formation et a une expérience qui lui permettent de traiter les complications éventuelles pour restaurer dans la mesure du possible le résultat esthétique espéré.

Conclusion

Un lifting permet de rajeunir, de rafraîchir, d’adoucir le visage. Les bajoues sont corrigées et le visage reprend sa forme ovale initiale. Les reliefs sont restaurés (joues, pommettes).

Lisez bien cette brochure et n’hésitez pas à reprendre contact avec votre chirurgien en cas de question éventuelle.

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